Suzanne Liandrat-Guigues : Paris 1900 de Nicole Vedrès (1947), Kaléidoscope des jours

coll. Le Parti pris du cinéma, L’Harmattan, 2018

Partie à la recherche de films de fiction, de collections d’objets ou de bandes d’actualités, Nicole Vedrès, assistée d’Alain Resnais, mena une entreprise originale de montage qui, partant d’une observation inventive de menus détails pris dans des supports hétérogènes, agence des raccords insolites. Ce n’est donc pas la volonté documentaire qui prime ici, ni même le souci de faire une histoire de l’époque. Il s’agit d’envisager le monde hors des cadres dominants de la pensée, de même que les passés ranimés par le film sont à remonter, pour en dévoiler les possibles restés inaperçus ou non encore advenus.
Qu’un tel élan créatif prenne naissance dans les années de la Libération n’est pas pour surprendre.

Postface de Roland-François Lack : Nicole Vedrès et le cinéastes de la Nouvelle Vague.