Pierre Jailloux : Virgin Suicides, de Sofia Coppola

coll. Contrechamp, Vendémiaire, 2018

Comment raconter ce qui échappe aux mots autant qu’aux images, et redonner vie à ce qui n’est plus, à ce qui a été si peu ? C’est le défi que relève Virgin Suicides. Pour combler le vide, il va se répandre en exégèses psycho-sociales, historiques, cosmologiques. Soleil à la fois déclinant et zénithal, le film s’abreuve aux expériences de sa réalisatrice (de la mode au clip), éclaire l’œuvre à venir, et invite à sa table quelques fantômes paternels, croisés sur les plateaux de tournage.