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	<title>L'art du cin&#233;ma</title>
	<link>https://www.artcinema.org/</link>
	<description>L'art du cin&#233;ma a &#233;t&#233; fond&#233;e en 1993 par Alain Badiou et Denis L&#233;vy. Notre revue, qui para&#238;t deux fois par an, n'entend pas suivre l'actualit&#233; d'un point de vue critique. Elle est organis&#233;e autour de th&#232;mes directeurs, &#224; propos desquels sont convoqu&#233;s des films de toute les &#233;poques.</description>
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		<title>Cin&#233;astes</title>
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		<dc:creator>Denis L&#233;vy</dc:creator>



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&lt;p&gt;On m'a demand&#233; r&#233;cemment de fournir une liste d'&#339;uvres que je consid&#232;re essentielles &#224; conna&#238;tre pour s'initier &#224; l'histoire du cin&#233;ma. Pour en faire profiter nos lecteurs, je la poste sur notre site. Plut&#244;t que de m'en tenir aux films qu'indiquerait n'importe quel abr&#233;g&#233;, j'ai pr&#233;f&#233;r&#233; citer ceux qui ont &#233;duqu&#233; mon regard sur cet art singulier, plus complexe qu'il n'en a l'air de prime abord. Cette s&#233;lection ne pr&#233;tend donc ni &#224; l'exhaustivit&#233; ni au palmar&#232;s : c'est une liste de cin&#233;astes et de films qui m'ont (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.artcinema.org/rubrique6.html" rel="directory"&gt;Textes &amp; documents in&#233;dits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On m'a demand&#233; r&#233;cemment de fournir une liste d'&#339;uvres que je consid&#232;re essentielles &#224; conna&#238;tre pour s'initier &#224; l'histoire du cin&#233;ma. Pour en faire profiter nos lecteurs, je la poste sur notre site. Plut&#244;t que de m'en tenir aux films qu'indiquerait n'importe quel abr&#233;g&#233;, j'ai pr&#233;f&#233;r&#233; citer ceux qui ont &#233;duqu&#233; mon regard sur cet art singulier, plus complexe qu'il n'en a l'air de prime abord. Cette s&#233;lection ne pr&#233;tend donc ni &#224; l'exhaustivit&#233; ni au palmar&#232;s : c'est une liste de cin&#233;astes et de films qui m'ont enseign&#233; quelque chose de l'art du cin&#233;ma.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.artcinema.org/IMG/pdf/-11.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Voir la liste&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ingeborg Bachmann (Margarethe von Trotta, 2025)</title>
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		<dc:creator>Elisabeth Boyer</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avec une sobri&#233;t&#233; rare, Ingeborg Bachmann d&#233;pose en nous une lumi&#232;re tenace presque au revers de son apparente simplicit&#233;. En appui sur l'ordinaire, il touche notre pr&#233;sent infiniment. Par s&#233;quences non dramatis&#233;es, presque hasardeuses, le film de Margarethe von Trotta &#233;voque principalement les relations de plus en plus conflictuelles d'un couple &#8211; celui d'Ingeborg Bachmann (Vicky Krieps) et de Max Frisch (Ronald Zehrfeld), qui se rencontrent en 1958, tous deux figures litt&#233;raires de la langue allemande (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.artcinema.org/rubrique8.html" rel="directory"&gt;Films conseill&#233;s&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/pYzGsnyTYHo?si=iVUQurI-0CyQrbJ0&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;Avec une sobri&#233;t&#233; rare, &lt;i&gt;Ingeborg Bachmann&lt;/i&gt; d&#233;pose en nous une lumi&#232;re tenace presque au revers de son apparente simplicit&#233;. En appui sur l'ordinaire, il touche notre pr&#233;sent infiniment. Par s&#233;quences non dramatis&#233;es, presque hasardeuses, le film de Margarethe von Trotta &#233;voque principalement les relations de plus en plus conflictuelles d'un couple &#8211; celui d'Ingeborg Bachmann (Vicky Krieps) et de Max Frisch (Ronald Zehrfeld), qui se rencontrent en 1958, tous deux figures litt&#233;raires de la langue allemande d&#233;j&#224; reconnues, elle comme po&#232;te, lui comme &#233;crivain, dramaturge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans recours &#224; une chronologie classique, par un feuilletage de temporalit&#233;s finement arrach&#233;es au temps, le film montre simultan&#233;ment cet autre couple d'Ingeborg et du jeune &#233;crivain, Adolf Opel (Tobias Resch), lors d'un voyage r&#233;dempteur dans le d&#233;sert, qui a lieu apr&#232;s la rupture de Max Frisch en 1965, et celui d'une amiti&#233; amoureuse ind&#233;fectible, qui d&#233;buta bien avant la rencontre avec Max Frisch, entre elle et le compositeur Hans Werner Henze (Basile Eidenbenz).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La recherche obstin&#233;e de la po&#233;tesse autrichienne pose aujourd'hui une question grave, universelle : comment survivre &#224; la ruine d'un amour, &#224; sa rupture ? Question sensible d&#232;s le prologue par la premi&#232;re vision que nous avons du personnage d'Ingeborg, fantomatique, retir&#233;e en elle-m&#234;me. Vision violemment r&#233;it&#233;r&#233;e lors de la visite gla&#231;ante de Max Frisch dans la chambre d'h&#244;pital : un bouquet de roses rouges nous masque le visage d'Ingeborg mais alimente les derni&#232;res paroles de l'homme aim&#233; : &#171; Je vois que tu as encore des amis.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un va-et-vient spatial, des fragments de temps s'imposent &#8211; effets de pr&#233;sent dus au montage &#8211; comme des sortes de r&#233;miniscences de tout ce qui illumine ou br&#251;le, ravage ou apaise. La personnalit&#233; et l'&#339;uvre d'Ingeborg Bachmann s'y d&#233;ploient de toute part comme li&#233;es mais non circonscrites dans les rets de son amour passionnel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des lieux r&#233;els sont visit&#233;s, habit&#233;s, quasiment des clich&#233;s, tant ils sont reconnaissables &#224; l'image comme des tableaux, en imposant leurs couleurs chaudes ou froides, leur cadrage, une lumi&#232;re singuli&#232;re : Zurich, Paris, Rome, et le D&#233;sert de &lt;i&gt;Lawrence d'Arabie&lt;/i&gt; &#8211; peu importe leur surgissement, le spectateur n'est jamais perdu, il apprend &#224; s'en &#233;mouvoir, &#224; s'orienter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les acteurs &#8211; aussi bien Vicky Krieps&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Actrice r&#233;v&#233;l&#233;e en France par son excellence dans deux films m&#233;morables : en (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; que Ronald Zehrfeld&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Acteur dont on d&#233;couvre le talent en France dans deux grands films de (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8211; jouent une distance perceptible, et sans cesser de jouer pr&#233;sentent intimement leur personnage, exposent leur complexit&#233;. Ainsi, l'identification du spectateur se porte sur des situations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas d'autre dramaturgie que ce qui se donne d'embl&#233;e comme universalit&#233; de l'amour. Le ravissement de la diff&#233;rence homme/femme, pr&#233;sent dans la rencontre &#8211; &#224; Paris, sur le &quot;Pont Mirabeau&quot;, &#224; deux voix, Ingeborg et Max re-suscitent peu &#224; peu le po&#232;me d'Apollinaire. Dans leur tentative de cohabitation, &#224; Zurich, puis &#224; Rome, leurs diff&#233;rences s'imposeront comme une impossibilit&#233; croissante &#224; r&#233;inventer le bonheur, &#224; en traverser les &#233;preuves, &#224; construire un amour qui dure. Le d&#233;saccord sur ce qu'est l'&#233;criture divise leur couple, quelque chose de profond &#8211; la v&#233;rit&#233; comme enjeu, l'exigence du mot juste &#8211; mais aussi ce qui se pr&#233;sente tout autant dans le quotidien, l'impossibilit&#233; d'Ingeborg de tenir le r&#244;le esp&#233;r&#233; d'une &#233;pouse. Dans l'appartement zurichois, un bruit de l'autre devient insupportable &#224; Ingeborg, elle ne s'y sent pas bien, et de plus en plus souvent les questions ou regards inquisiteurs de Max emp&#234;chent toute joie simple &#8211; figent un sourire d'amour, retiennent l'&#233;lan d'une &#233;treinte. Quand tout bouquet de roses rouges dans un vase suffit &#224; d&#233;clencher la jalousie, plus jamais per&#231;u dans l'innocence de sa beaut&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Superbe portrait d'Ingeborg Bachmann &#8211; non par la ressemblance physique de l'actrice, mais par ce que Vicky Krieps a &#233;t&#233; capable de donner par son jeu, par la connaissance de son personnage, la modulation de ses expressions, de sa voix, tel l'imp&#233;rieux de ses d&#233;cisions, ses interrogations, les questions qu'elle nous a l&#233;gu&#233;es, la force de sa po&#233;sie et de sa prose. Vicky Krieps porte &#224; merveille la multiplicit&#233; de cette femme qui assume d'&#234;tre et de para&#238;tre une star &#8211; appuy&#233;e par le remarquable changement de ses robes &#8211; jouant de tonalit&#233;s musicales. Comment ne pas se r&#233;jouir qu'ait exist&#233; une &quot;star&quot; de la po&#233;sie allemande ? Et justement dans le terrible, l'&#226;pre Apr&#232;s-Guerre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En prise avec le r&#233;el de son temps, son discours aux aveugles de guerre, &quot;La v&#233;rit&#233; est exigible de l'homme&quot; &#8211; remerciement pour le prix qu'ils lui ont d&#233;cern&#233; pour sa pi&#232;ce radiophonique, &lt;i&gt;Le bon Dieu de Manhattan&lt;/i&gt; &#8211; fait d'une reconnaissance collective une r&#233;flexion cependant adress&#233;e &#224; chacun, dans une salle bond&#233;e d'auditeurs en noir, tendus par une attention visible, &#231;&#224; et l&#224; palpable, une vibration, o&#249; de l'immobilit&#233; apparente &#233;mane une &#233;motion quasi musicale. La r&#233;alisatrice en a fait un contrepoint majestueux &#224; tout ordre militaire pass&#233;. Si par ailleurs le film &#233;voque un &#233;crit d'Ingeborg sur le fascisme prenant racines d'abord chez les gens et toujours possiblement pr&#233;sent dans les rapports d'un couple, il ne juge pas &#8211; il questionne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ronald Zehrfeld pr&#234;te &#224; Max Frisch tout autant l'&#233;paisseur de sa stature qu'un charme distant, une certaine forme de repli et, sous ses lunettes, comme une m&#233;fiance vis &#224; vis du monde. On pourrait voir un ogre en lui &#8211; sa corpulence, sa volont&#233; de s&#233;duire, la solidit&#233; de ses &#233;treintes, ou un regard malicieux presque enfantin. Si le personnage devient d&#233;sagr&#233;able, cela provient de sa jalousie, ce poison de l'amour qu'il distille. Cependant, nul manich&#233;isme dans le film, qui sugg&#232;re aussi la difficult&#233; pour tout amour de traverser les diff&#233;rences &#8211; homme et femme &#8211; parce que nulle garantie ne s'y attache. Ainsi la s&#233;ance d'essayage &#224; Rome, tentative d'Ingeborg de lui faire porter un costume blanc sur mesure, moque le d&#233;sir des couples de vouloir apparier l'autre. Ici, la tyrannie de la femme aimante rend la s&#233;quence comique, parce que l'homme para&#238;t une victime renfrogn&#233;e, et parce qu'on comprend qu'Ingeborg souhaite lui permettre d'acc&#233;der aussi &#224; la posture de star, qu'il lui envie &#224; l'&#233;vidence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On con&#231;oit peu &#224; peu comment se fonde la grandeur du film, d'avoir invent&#233; un temps cin&#233;matographique pour penser l'amour &#8211; non par la seule dramatisation d'une relation qui se termine brutalement, la destruction &#233;voqu&#233;e d&#232;s le d&#233;but y suffit, mais aussi par cette travers&#233;e du d&#233;sert&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Partie du titre original &#233;trangement non mentionn&#233;e en fran&#231;ais.' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, comme courage et acte n&#233;cessaires pour tenter de continuer &#224; vivre et, sans cesser d'aimer, comme pari d'un nouveau chemin &#224; deux : l'&#233;coute du jeune &#233;crivain et son attention pour Ingeborg sont tiss&#233;es d'une d&#233;licatesse, d'une patience infinies. Face au paysage silencieux et nu, assis l'un pr&#232;s de l'autre sur le sable, Ingeborg Bachmann entend la voix d'Adolf Opel &#233;voquer le soleil qu'ils contemplent ensemble : il s'agit de la citation d'un de ses po&#232;mes &#8211; il les conna&#238;t par c&#339;ur, dira-t-il. Nous le d&#233;couvrons dans ce temps, alors qu'il s'agit pour elle d'une renaissance &#8211; de sa propre po&#233;sie qui vit dans un autre qu'elle-m&#234;me, et de la possibilit&#233; de l'amour, de sa r&#233;surrection possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chez le compositeur Hans-Werner Henze (Basile Eidenbenz), Ingeborg, m&#234;me et autre, est accueillie comme &quot;&lt;i&gt;la Principessa&lt;/i&gt;&quot;. La joie r&#233;unit imm&#233;diatement les deux : l'amiti&#233; et l'amour, le souci de l'autre &#8211; une tendresse immense, aucun sous-entendu. L'&#233;nergie r&#233;ciproque culmine dans l'attention, l'&#233;coute minutieuse. Nous assistons &#224; des &#233;changes v&#233;ritables sur la composition musicale de Henze, au piano et chant, avec les paroles de Bachmann pour le livret d'op&#233;ra, &lt;i&gt;Le Prince de Hombourg&lt;/i&gt;, d'apr&#232;s Kleist : ils r&#233;&#233;crivent &#224; deux cette &#339;uvre d&#233;tourn&#233;e par les nazis. C'est sans doute l'intensit&#233; d'une &#233;motion singuli&#232;re, le s&#233;rieux de ces artistes, en plein travail ou bien embrass&#233;s quand ils r&#233;&#233;coutent la voix de La Callas dans &lt;i&gt;La Tosca&lt;/i&gt;, qui donnent &#224; penser, &#224; travers leur complicit&#233;, la beaut&#233; de leur relation, cette articulation de l'amour et de l'art ; dit autrement, une dimension possible de reconstruction du pays (la langue allemande) apr&#232;s le d&#233;sastre. Quand elle se tiendra dans la douleur apr&#232;s l'abandon de Max, Henze affirmera avec gravit&#233; la supr&#233;matie de leur devoir de cr&#233;ation, que leurs vies &#224; eux sont &#224; ce prix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le film est loin du courant g&#233;n&#233;ral, au cin&#233;ma aussi, de vouloir d&#233;noncer une guerre entre les sexes, de chercher &#224; y souscrire. Margarethe von Trotta invite &#224; penser la beaut&#233; et l'amour comme ce qui ne se reprend pas. L'amour comme encore &#224; r&#233;inventer, et le film en &#233;voque des traces, des actes, des pr&#233;mices &#8211; ce qui s'&#233;nonce aussi dans les po&#232;mes, la prose, les conf&#233;rences publiques de la Po&#233;tesse. Cette femme d&#233;borde de toute part ce qui tenterait de l'enfermer et surtout de rompre la confiance, cette confiance in&#233;branlable qui aurait d&#251; et devrait toujours &#234;tre la vraie libert&#233; de l'amour.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Actrice r&#233;v&#233;l&#233;e en France par son excellence dans deux films m&#233;morables : en 2017, &lt;i&gt;Le Jeune Karl Marx&lt;/i&gt; de Raoul Peck (Fr.-All.-Be.) et, sorti juste apr&#232;s, &lt;i&gt;Phantom Thread&lt;/i&gt;, de Paul Thomas Anderson (USA).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Acteur dont on d&#233;couvre le talent en France dans deux grands films de Christian Petzold (All.) en 2012 &lt;i&gt;Barbara&lt;/i&gt; et en 2014, &lt;i&gt;Ph&#339;nix&lt;/i&gt;, les deux aux c&#244;t&#233;s de la g&#233;niale Nina Hoss.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;spip_note_ref&quot;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Partie du titre original &#233;trangement non mentionn&#233;e en fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dimanches (Shokir Kholikov, 2025)</title>
		<link>http://www.artcinema.org/article434.html</link>
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		<dc:creator>Elisabeth Boyer</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans la campagne de l'Ouzb&#233;kistan, un vieux couple &#233;l&#232;ve seul des moutons et travaille la laine. Tout se d&#233;roule comme dans le cin&#233;ma muet, m&#234;me si sonore. Le lieu est splendide, les deux acteurs extraordinaires (Abdurakhmon Yusufaliyev et Roza Piyazova) se tiennent le plus souvent, y compris la nuit dans la cour de la ferme, sorte de living-room &#224; ciel ouvert.&lt;br class='autobr' /&gt;
Leurs fils convoitent la maison. Pour h&#226;ter le processus, ils y font livrer des objets de la technologie moderne. Lors de leurs passages (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.artcinema.org/rubrique8.html" rel="directory"&gt;Films conseill&#233;s&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/9e6RWTo621w?si=tPU0IpWlk66xiFWL&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; referrerpolicy=&quot;strict-origin-when-cross-origin&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;Dans la campagne de l'Ouzb&#233;kistan, un vieux couple &#233;l&#232;ve seul des moutons et travaille la laine. Tout se d&#233;roule comme dans le cin&#233;ma muet, m&#234;me si sonore. Le lieu est splendide, les deux acteurs extraordinaires (Abdurakhmon Yusufaliyev et Roza Piyazova) se tiennent le plus souvent, y compris la nuit dans la cour de la ferme, sorte de living-room &#224; ciel ouvert.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Leurs fils convoitent la maison. Pour h&#226;ter le processus, ils y font livrer des objets de la technologie moderne. Lors de leurs passages fantomatiques, projet&#233;s dans un futur hypoth&#233;qu&#233; &#8211; possession de la maison &#8211; ils semblent des sortes de livreurs urbains actuels, mais cyniques. Ils portent autant de banalit&#233; que de violence : leur agitation &#8211; burlesque &#8211; ne laisse aucune place &#224; l'amour, &#224; la beaut&#233; du monde, &#224; la saveur du pr&#233;sent ; ils oublient les petits pr&#233;sents simples de la ferme pr&#233;par&#233;s par leur m&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le film pourrait avoir une consonance dramatique, mais au contraire, chaque arriv&#233;e, sans crier gare, de mobilier (cuisini&#232;re ou t&#233;l&#233;viseur) &#8211; &#233;normes et insolites &#8211; r&#233;sonne comme un gag, et constitue pour le vieux couple des &#233;preuves &#233;normes, pouss&#233;es jusqu'au tragique avec le smartphone, mais ponctu&#233;es d'humour. Finalement, elles attestent de leur amour, le renouvellent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout est gr&#226;ce entre eux, m&#234;me pendant leurs querelles. Leurs paroles, rares, surtout chez l'homme, sont cristallis&#233;s dans des gestes d'une antique entente, &#233;mouvants et souvent dr&#244;les.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ellipse est le mouvement m&#234;me du film qui est comme ce qui cache la volont&#233; criminelle et terriblement aveugl&#233;e des fils : le noir qui cl&#244;t implacablement les s&#233;quences a le poids de la nuit, du noir mena&#231;ant &#8211; mais d'o&#249; toute lumi&#232;re peut ainsi proc&#233;der, parce que les jours ne se suivent pas, nous le savons &#224; mille d&#233;tails, le couple a la capacit&#233; de les r&#233;inventer. Ainsi, les ellipses rattrapent la chronologie classique des jours de la semaine, mais loin du naturalisme et d'une r&#233;p&#233;tition banale. L'homme et la femme sont des personnalit&#233;s g&#233;n&#233;reuses, visages et maintiens de grande beaut&#233;, dont l'usure des corps sera rendue de plus en plus sensible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le silence, les silences appartiennent &#224; la vie &#224; la campagne, &#224; l'entente du couple, tout comme &#224; une bouderie de l'un ou de l'autre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'homme et la femme sont irr&#233;m&#233;diablement deux, s'aiment en tenant bon sur leur distance, ainsi le film insiste sur leur fa&#231;on diff&#233;rente d'accueillir ces nouveaut&#233;s. Ils vivent l'intensit&#233; du pr&#233;sent, prennent soin l'un de l'autre &#8211; m&#233;morable bain de pieds de la femme et geste inattendu de l'homme qui la porte dans ses bras tel un jeune mari&#233;. Pris dans les t&#226;ches innombrables de la ferme, le tissage de la laine dont nous d&#233;couvrons les &#233;tapes, ils travaillent ensemble. Pas de retraite imaginable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le film ne juge pas les fils, mais on comprend ce qui se soustrait &#224; leurs yeux, et les vies sans amour o&#249; ils se cantonnent, o&#249; l'accumulation de biens est un id&#233;al, une fin : rien d'autre que les &quot;&lt;i&gt;eaux glac&#233;es du capitalisme&lt;/i&gt;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si nous sommes t&#233;moins de leur cupidit&#233;, par-dessus tout nous sommes t&#233;moins de la jeunesse &#233;ternelle, de l'amour de leurs vieux parents, exemplaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le cin&#233;aste r&#233;alise son premier long m&#233;trage, c'est son art, sa jeunesse &#224; lui, qui a &#233;t&#233; capable de penser, de cr&#233;er ce film &#224; la lenteur merveilleuse, &#224; la lisi&#232;re du tragique et de la com&#233;die. &lt;i&gt;Dimanches&lt;/i&gt; ouvre nos regards sur ce qu'est une humanit&#233; v&#233;ritable, sur ce qui importe en ce monde dur et d&#233;sorient&#233;. Et c'est merveille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Only The River Flows (Wei Shujun, 2023)</title>
		<link>http://www.artcinema.org/article433.html</link>
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		<dc:date>2025-09-07T10:57:25Z</dc:date>
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		<dc:creator>Elisabeth Boyer</dc:creator>



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&lt;p&gt;Film du jeune r&#233;alisateur chinois Wei Shujun (33 ans), je l'ai d&#233;j&#224; revu tant il m'a troubl&#233;e et touch&#233;e. La deuxi&#232;me vision est probante, &#233;clairante et re-d&#233;ploie les climax du film (deux sont ceux qui montrent l'enfance dans toute sa beaut&#233; sans calcul) et atteste que des gens dans un pays restent incorruptibles m&#234;me dans un &#201;tat policier. C'est universel, et pas pris dans l'impossible du bien commun ni du cin&#233;ma.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut accepter, dans une enqu&#234;te, un film, l'irr&#233;solution de l'&#233;nigme principale, comme (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.artcinema.org/rubrique8.html" rel="directory"&gt;Films conseill&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


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&lt;p&gt;Film du jeune r&#233;alisateur chinois Wei Shujun (33 ans), je l'ai d&#233;j&#224; revu tant il m'a troubl&#233;e et touch&#233;e. La deuxi&#232;me vision est probante, &#233;clairante et re-d&#233;ploie les climax du film (deux sont ceux qui montrent l'enfance dans toute sa beaut&#233; sans calcul) et atteste que des gens dans un pays restent incorruptibles m&#234;me dans un &#201;tat policier. C'est universel, et pas pris dans l'impossible du bien commun ni du cin&#233;ma.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut accepter, dans une enqu&#234;te, un film, l'irr&#233;solution de l'&#233;nigme principale, comme le travail, l'enqu&#234;te du spectateur de cin&#233;ma &#8211; que le film ne cherche pas &#224; perdre, jusque dans sa tonalit&#233; fantastique : la folie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'enqu&#234;te : sur son chemin le flic a tenu bon, a r&#233;ussi &#224; r&#233;soudre certaines noirceurs plus anciennes, &quot;class&#233;es&quot;, &#224; sauver une vie au moins, c'est consid&#233;rable. L'important est de tenir la patience du chemin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux adresses au spectateur : regards de deux enfants, l'un de 10 ans, qui interpelle l'assassin devant lui hors-champ, et l'autre, celui d'un b&#233;b&#233; d'un an. J'ai rarement ressenti autant d'&#233;motion et d&#233;couvert tant de surprises simples.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Beaucoup de critiques n'ont pas aim&#233; mais sont mal &#224; l'aise pour balayer le film ! La Chine est pour eux dans un autre monde. Ils ne croient pas en l'universalit&#233; du cin&#233;ma, au fond.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le film traite aussi du cin&#233;ma, de ses capacit&#233;s inou&#239;es, de l'humanit&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ingeborg Bachmann</title>
		<link>http://www.artcinema.org/article432.html</link>
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		<dc:date>2025-05-13T15:17:31Z</dc:date>
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&lt;a href="http://www.artcinema.org/rubrique41.html" rel="directory"&gt;A l'affiche&lt;/a&gt;


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		<title>Jeunes et vieux - N&#176;106</title>
		<link>http://www.artcinema.org/article431.html</link>
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		<dc:date>2025-03-26T09:40:28Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Pour c&#233;l&#233;brer et clore trente ann&#233;es de publication (notre revue continuera sous une forme plus adapt&#233;e &#224; notre &#233;poque num&#233;rique), nous avons choisi un th&#232;me qui nous touche de pr&#232;s, puisque chaque moment de ce long travail s'est effectu&#233; avec des gens de tous &#226;ges, en toute &#233;galit&#233;. Nous y avons &#233;prouv&#233; ce que le cin&#233;ma enseigne d&#233;j&#224; : l'&#233;ducation n'est pas seulement l'action des plus &#226;g&#233;s vers les plus jeunes, elle se fait dans les deux sens.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tant donn&#233; le caract&#232;re final de ce num&#233;ro, et sa sortie papier (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.artcinema.org/rubrique38.html" rel="directory"&gt;Num&#233;ros disponibles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.artcinema.org/IMG/arton431.jpg&quot; width='105' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour c&#233;l&#233;brer et clore trente ann&#233;es de publication (notre revue continuera sous une forme plus adapt&#233;e &#224; notre &#233;poque num&#233;rique), nous avons choisi un th&#232;me qui nous touche de pr&#232;s, puisque chaque moment de ce long travail s'est effectu&#233; avec des gens de tous &#226;ges, en toute &#233;galit&#233;. Nous y avons &#233;prouv&#233; ce que le cin&#233;ma enseigne d&#233;j&#224; : l'&#233;ducation n'est pas seulement l'action des plus &#226;g&#233;s vers les plus jeunes, elle se fait dans les deux sens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; le caract&#232;re final de ce num&#233;ro, et sa sortie papier d&#233;sormais lointaine, il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; de le proposer &#224; la lecture &lt;i&gt;gratuitement&lt;/i&gt; : &lt;a href=&quot;https://www.artcinema.org/IMG/pdf/-10.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;acc&#233;der au num&#233;ro&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; Jeunes et vieux | par Denis L&#233;vy&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;You Can't Take It with You&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Vous ne l'emporterez pas avec vous&lt;/i&gt;), de Frank Capra | par Sally Viquesnel&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;Donne-moi tes yeux&lt;/i&gt;, de Sacha Guitry | par Denis L&#233;vy&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;The Trouble with Harry&lt;/i&gt;, de Alfred Hitchcock | par Fr&#233;d&#233;ric Favre&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;La vieille dame indigne&lt;/i&gt;, de Ren&#233; Allio | par Emmanuel Dreux&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;El Dorado&lt;/i&gt;, de Howard Hawks | par Denis L&#233;vy&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;Morte a Venezia&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mort &#224; Venise&lt;/i&gt;), de Luchino Visconti | par Thibaut Morand&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;Interstellar&lt;/i&gt;, de Christopher Nolan | par Lucas Hariot&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;Dolor y gloria&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Douleur et gloire&lt;/i&gt;), de Pedro Almod&#243;var | par Jelena Rosic&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;Cry Macho&lt;/i&gt;, de Clint Eastwood | par C&#233;line Braud&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;Chili 1976&lt;/i&gt;, de Manuela Martelli ; &lt;i&gt;L'&#233;ducation d'Ademoka&lt;/i&gt;, de Adilkhan Yerzhanov | par Judith Balso&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;&#192; vendredi, Robinson&lt;/i&gt;, de Mitra Farahani | par &#201;lisabeth Boyer&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.artcinema.org/IMG/pdf/-10.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;En ligne gratuitement&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>D&#233;sordres</title>
		<link>http://www.artcinema.org/article430.html</link>
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		<dc:date>2023-04-23T20:36:59Z</dc:date>
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&lt;a href="http://www.artcinema.org/rubrique41.html" rel="directory"&gt;A l'affiche&lt;/a&gt;


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		<title>Quelques films fran&#231;ais - N&#176;105</title>
		<link>http://www.artcinema.org/article428.html</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Quelques films parmi ceux qui se soustraient au d&#233;sastreux penchant pour le naturalisme dont souffre le cin&#233;ma fran&#231;ais. Soustraction qui s'adosse sur une puissance inventive qui &#233;voque, entre autres, celle du surr&#233;alisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lire l'&#233;dito&lt;br class='autobr' /&gt; Quelques films fran&#231;ais | par Denis L&#233;vy&lt;br class='autobr' /&gt; Les bas-fonds, de Jean Renoir | par Thibaut Morand&lt;br class='autobr' /&gt; Menaces, de E. T. Gr&#233;ville | par Fre&#769;de&#769;ric Favre&lt;br class='autobr' /&gt; Les vacances de Monsieur Hulot, de Jacques Tati | par Andr&#233; Balso&lt;br class='autobr' /&gt; Lola Mont&#232;s, de Max Oph&#252;ls | par Sally Viquesnel&lt;br class='autobr' /&gt; La cit&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.artcinema.org/rubrique38.html" rel="directory"&gt;Num&#233;ros disponibles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.artcinema.org/IMG/arton428.jpg&quot; width='105' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelques films parmi ceux qui se soustraient au d&#233;sastreux penchant pour le naturalisme dont souffre le cin&#233;ma fran&#231;ais. Soustraction qui s'adosse sur une puissance inventive qui &#233;voque, entre autres, celle du surr&#233;alisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.artcinema.org/article429.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Lire l'&#233;dito&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; Quelques films fran&#231;ais | par Denis L&#233;vy&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;Les bas-fonds&lt;/i&gt;, de Jean Renoir | par Thibaut Morand&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;Menaces&lt;/i&gt;, de E. T. Gr&#233;ville | par Fre&#769;de&#769;ric Favre&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;Les vacances de Monsieur Hulot&lt;/i&gt;, de Jacques Tati | par Andr&#233; Balso&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;Lola Mont&#232;s&lt;/i&gt;, de Max Oph&#252;ls | par Sally Viquesnel&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;La cit&#233; de l'indicible peur&lt;/i&gt;, de J.-P. Mocky | par Elisabeth Boyer&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;La place d'une autre&lt;/i&gt;, de Aur&#233;lia Georges | par Denis L&#233;vy&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.artcinema.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; /&gt; &lt;i&gt;Les heures heureuses&lt;/i&gt;, de Martine Deyres | par Jelena Rosic&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;form action=&quot;https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr&quot; method=&quot;post&quot; target=&quot;_top&quot;&gt;
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&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>Quelques films fran&#231;ais&#8230; et universels</title>
		<link>http://www.artcinema.org/article429.html</link>
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		<dc:date>2023-04-14T09:07:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Denis L&#233;vy</dc:creator>



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&lt;p&gt;Ces temps-ci, dans la presse plus ou moins sp&#233;cialis&#233;e, il est beaucoup question du cin&#233;ma fran&#231;ais, qu'apparemment il faudrait d&#233;fendre contre quelque n&#233;faste opinion. L'art du cin&#233;ma, pour qui la nationalit&#233; des films n'a jamais &#233;t&#233; un crit&#232;re artistique, s'interroge : le cin&#233;ma fran&#231;ais existe-t-il ? &#8211; c'est-&#224;-dire : y a-t-il aujourd'hui quelque chose comme une configuration artistique, une invention cin&#233;matographique, un p&#244;le d'influence visible sur le cin&#233;ma mondial, qu'on pourrait nommer le cin&#233;ma (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.artcinema.org/rubrique6.html" rel="directory"&gt;Textes &amp; documents in&#233;dits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces temps-ci, dans la presse plus ou moins sp&#233;cialis&#233;e, il est beaucoup question du cin&#233;ma fran&#231;ais, qu'apparemment il faudrait d&#233;fendre contre quelque n&#233;faste opinion.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;L'art du cin&#233;ma&lt;/i&gt;, pour qui la nationalit&#233; des films n'a jamais &#233;t&#233; un crit&#232;re artistique, s'interroge : le cin&#233;ma fran&#231;ais existe-t-il ? &#8211; c'est-&#224;-dire : y a-t-il aujourd'hui quelque chose comme une configuration artistique, une invention cin&#233;matographique, un p&#244;le d'influence visible sur le cin&#233;ma mondial, qu'on pourrait nommer le cin&#233;ma fran&#231;ais, comme ce fut le cas en d'autres temps pour le cin&#233;ma hollywoodien, le cin&#233;ma sovi&#233;tique ou le n&#233;or&#233;alisme italien, par exemple ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'histoire de la production fran&#231;aise, il y a eu de tels moments, &#224; commencer &#233;videmment par ses d&#233;buts, o&#249; Lumi&#232;re et M&#233;li&#232;s, Feuillade et Max Linder ont invent&#233; de toutes pi&#232;ces un art nouveau ; il y a eu, dans les ann&#233;es vingt, une avant-garde inspir&#233;e par le Surr&#233;alisme ; puis dans les ann&#233;es trente et quarante, ce que les historiens ont appel&#233; le r&#233;alisme po&#233;tique ou, plus justement, une p&#233;riode domin&#233;e par un romantisme noir ; enfin, entre la fin des ann&#233;es cinquante et le milieu des ann&#233;es soixante, la Nouvelle Vague, prolif&#233;ration inventive intense, que le recul historique a injustement r&#233;duit &#224; quelques noms, et dont le courant le plus avanc&#233; pr&#233;parait l'apparition de la modernit&#233; soustractive dans tout le cin&#233;ma europ&#233;en.&lt;br class='autobr' /&gt;
On remarquera que la plupart des cin&#233;astes de ces moments fastes, d'assez courte dur&#233;e, ont chaque fois &#233;volu&#233; vers une forme d'acad&#233;misme : terne dans les ann&#233;es trente, glac&#233;e dans les ann&#233;es cinquante, glauque dans le naturalisme post-Nouvelle Vague, qui tient encore aujourd'hui une place pr&#233;pond&#233;rante. &lt;br class='autobr' /&gt;
La pente involutive du cin&#233;ma fran&#231;ais est bien le naturalisme, qui s'en tient &#224; cette limite o&#249; tout impossible est rejet&#233; d'avance, barr&#233; par la soumission &#224; une fatalit&#233; ; il s'agit ainsi de repr&#233;senter la r&#233;alit&#233;, &#171; la vie telle qu'elle est &#187;, avec les poncifs inh&#233;rents &#224; cette attitude : choix de montrer le pire, effacement de toute positivit&#233; au profit d'une d&#233;nonciation &#171; objective &#187; de l'&#233;tat des choses, absence de pens&#233;e r&#233;elle des situations, techniques emprunt&#233;es au reportage pour faire oublier qu'on est devant un film&#8230; Cette tendance semble &#234;tre aujourd'hui majoritaire, repli&#233;e dans l'intimisme des soucis de couple ou de famille, quand ce n'est pas dans le constat social calamiteux ou pav&#233; de bons sentiments. Au vu de ces histoires au ras des p&#226;querettes, on en viendrait presque &#224; regretter la noirceur sans espoir d'un Duvivier ou d'un Yves All&#233;gret, dont les films, non moins naturalistes, b&#233;n&#233;ficiaient au moins de sc&#233;naristes habiles et d'acteurs exceptionnels.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, jusqu'&#224; r&#233;cemment, la grande force du cin&#233;ma fran&#231;ais a r&#233;sid&#233; dans un contingent d'acteurs remarquables, qu'il partageait souvent avec le th&#233;&#226;tre et dont le jeu, dans des r&#244;les de toute importance, garantissait une certaine tenue y compris &#224; des films m&#233;diocres, y compris &#224; des films comiques qui pourtant n'avaient rien d'autre &#224; voir avec l'art de la com&#233;die. Les acteurs de composition, en particulier, ont &#233;t&#233; un v&#233;ritable tr&#233;sor de personnages originaux et de silhouettes pittoresques, que Guitry et Renoir par exemple surent utiliser &#224; merveille.&lt;br class='autobr' /&gt;
De ce point de vue, la Nouvelle Vague a aussi &#233;t&#233; la naissance de la derni&#232;re g&#233;n&#233;ration d'acteurs fortement typifi&#233;s ; les acteurs de cin&#233;ma contemporains soumis au naturalisme &#233;chappent g&#233;n&#233;ralement &#224; toute typification, ce qui rend transparent l'acteur en tant que com&#233;dien et ainsi banalise le personnage.&lt;br class='autobr' /&gt;
En dehors de ces p&#233;riodes fastes, le cin&#233;ma fran&#231;ais est surtout constitu&#233; d'individualit&#233;s fortes (Gance, Renoir, Guitry, Bresson, Tati, Godard, Pollet, par exemple) auxquelles se sont adjoints quelques &#171; immigr&#233;s &#187; &#233;pisodiques et consid&#233;rables (Oph&#252;ls, Bu&#241;uel, Pabst, Lang, Hugo Santiago&#8230;).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'inspiration surr&#233;aliste, consciente ou non, incarn&#233;e dans la pratique du montage , les rencontres improbables, le r&#233;el au-del&#224; de la r&#233;alit&#233;, le recours affirm&#233; aux autres arts, est perceptible dans tous les films fran&#231;ais (entre autres) de quelque importance artistique. Du reste, au m&#234;me titre que Lautr&#233;amont, Jarry et Apollinaire en litt&#233;rature, les films de M&#233;li&#232;s, Max Linder, Abel Gance et Chaplin ont &#233;t&#233; les pr&#233;curseurs reconnus du surr&#233;alisme. Quelques films rel&#232;vent explicitement du mouvement (particuli&#232;rement ceux de Cocteau, pr&#233;c&#233;d&#233;s d'une constellation de courts m&#233;trages divers dans les ann&#233;es 1920), mais son influence s'exercera de mani&#232;re persistante dans de nombreux films. Contemporains, le cin&#233;ma et le surr&#233;alisme sont donc &#233;troitement li&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est sans doute le fil qui relie les films auxquels sont consacr&#233;s les articles de ce num&#233;ro, fil rep&#233;rable a posteriori puisqu'au d&#233;part, les choix n'impliquaient nullement cette r&#233;f&#233;rence. Mais &#224; y r&#233;fl&#233;chir, une dimension surr&#233;aliste traverse chacun de ces films : dans &lt;i&gt;Les bas-fonds&lt;/i&gt;, la transfiguration du drame naturaliste de Gorki par une th&#233;&#226;tralit&#233; comique ; dans &lt;i&gt;Menaces&lt;/i&gt;, outre la toujours surprenante mani&#232;re de Gr&#233;ville, la pr&#233;sence insolite de Stroheim en m&#233;decin d&#233;figur&#233; ; chez Tati, le seul grand burlesque moderne avec Jerry Lewis (et &#224; une moindre &#233;chelle, Peter Sellers), cela va sans dire ; le montage d&#233;li&#233; et le cirque fantasmagorique de &lt;i&gt;Lola Mont&#232;s&lt;/i&gt; ; dans &lt;i&gt;La cit&#233; de l'indicible peur&lt;/i&gt;, toute l'invention surr&#233;aliste largement explicit&#233;e par l'article ; dans &lt;i&gt;La place d'une autre&lt;/i&gt;, le surgissement d'un fant&#244;me ; et enfin, l'abord r&#233;volutionnaire de la folie tel que l'expose &lt;i&gt;Les heures heureuses&lt;/i&gt;, par un montage ing&#233;nieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.artcinema.org/article428.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Voir le num&#233;ro&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le retour des hirondelles</title>
		<link>http://www.artcinema.org/article427.html</link>
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		<dc:date>2023-02-18T11:38:31Z</dc:date>
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&lt;a href="http://www.artcinema.org/rubrique41.html" rel="directory"&gt;A l'affiche&lt;/a&gt;


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