Editorial

Mai 68, avant, après - N°96

"Mai 68, ce n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel bleu." Les années 1960 ont en effet été chargées de nuages, en politique mais aussi en cinéma. Mai 68, qui n’est pas seulement un évènement français, a mis en lumière et stimulé la modernité cinématographique, mais il ne l’a pas inventée. C’est plutôt le cinéma qui a anticipé dans ses formes mêmes ce soulèvement de la jeunesse, avant d’y participer sous sa forme militante. Dans les années 60 et 70, cinéma et politique ont cheminé en partage d’un même mouvement de pensée : celui d’une critique de la représentation.

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L’art du cinéma a été fondé en 1993 par Alain Badiou et Denis Lévy.

Notre revue, qui paraît deux fois par an, n’entend pas suivre l’actualité d’un point de vue critique. Elle est organisée autour de thèmes directeurs, à propos desquels sont convoqués des films de toutes époques. Il n’y a pas, à nos yeux, de « vieux » films, il n’y a que des œuvres sans âge.

Notre propos est en effet de considérer les films comme des œuvres d’art, c’est-à-dire des formes de pensée autonomes et singulières.

Dans cette optique, nous parlons de films que nous aimons, et dont nous supposons qu’ils pensent, pour tenter d’y saisir cette pensée à l’œuvre à travers les idées-cinéma qu’ils créent.

Notre travail est collectif, en ce qui concerne le choix des thèmes, la discussion des films et les projets d’articles, qui sont ensuite écrits et signés individuellement.

Le 7 avril 2016, à l’occasion du séminaire "La pensée du cinéma à Paris VIII" organisé par Suzanne Liandrat-Gigues, Denis Lévy et Alain Badiou, à travers un bilan de presque 25 ans de L’art du cinéma, sont revenus sur les aspects essentiels de notre travail de défense et d’illustration du cinéma en tant qu’art.

- Centre National du Livre