Editorial

Le cinéma est romanesque (vol.II) - N°90

L’abîme qui sépare le cinéma et le roman n’est pas seulement celui qui existe entre l’image et le mot. En fait, le romanesque cinématographique s’édifie sur la destruction du roman : ceci n’est paradoxal qu’en apparence, c’est un aspect de l’impureté constitutive du cinéma. Prenant au roman ses personnages, ses genres, ses intrigues, son réalisme, il les dispose tout autrement, pour finalement retrouver l’émotion romanesque, ce que nous appelions, dans notre premier volume, l’émotion d’une fiction vraie, d’une fiction qui instaure une vérité emportant l’assentiment.

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L’art du cinéma a été fondé en 1993 par Alain Badiou et Denis Lévy.

Notre revue, qui paraît deux fois par an, n’entend pas suivre l’actualité d’un point de vue critique. Elle est organisée autour de thèmes directeurs, à propos desquels sont convoqués des films de toutes époques. Il n’y a pas, à nos yeux, de « vieux » films, il n’y a que des œuvres sans âge.

Notre propos est en effet de considérer les films comme des œuvres d’art, c’est-à-dire des formes de pensée autonomes et singulières.

Dans cette optique, nous parlons de films que nous aimons, et dont nous supposons qu’ils pensent, pour tenter d’y saisir cette pensée à l’œuvre à travers les idées-cinéma qu’ils créent.

Notre travail est collectif, en ce qui concerne le choix des thèmes, la discussion des films et les projets d’articles, qui sont ensuite écrits et signés individuellement.

Sur notre site sont accessibles les textes des numéros épuisés, des textes inédits, mais aussi les sommaires des numéros encore disponibles.

- Centre National du Livre